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14 décembre 2008

Un film déprogrammé pour cause de blasphème

L’évènement n’a pas eu lieu dans la région nordiste, mais il nous semblait important d’en rendre compte. Le Bourg de Tassin, une association catholique propriétaire de la salle d’art et d’essai Le Lem dans la banlieue lyonnaise, a obtenu de l’exploitant la déprogrammation du film Les Bureaux de Dieu de Claire Simon. Selon l’association, ce film serait « blasphématoire » et ferait « l’apologie du planning familial et de l’avortement. » « Nous respectons la liberté, mais les films que projette ce cinéma doivent respecter l'éthique catholique », estime Patrick Récipon, membre du Bourg de Tassin. « Il n'y a aucun contre avis dans ce film. Cela ne va que dans un sens et ce n'est pas le sens dans lequel va l'Eglise catholique de notre point de vue. » Il précise tout de même qu’il n’a pas vu le film. L’association dont il est membre est très liée à la paroisse Saint-Claude, dont le curé, Mattéo Lo Gioco, est connu pour ses positions anti-avortement. Pour formuler son jugement, le Bourg de Tassin a fait appel à un critique de l’hebdomadaire Familles Chrétiennes.

Le gestionnaire du cinéma a cédé assez vite aux pressions de l'association, et a accepté de déprogrammer le film. Le Groupement régional d'actions cinématographiques (GRAC), qui fédère une cinquantaine de salles dans la région Rhône-Alpes, a tenu à rappeler dans un communiqué que « les salles de cinéma sont des lieux de culture et de proximité, nécessaires aux débats de société et à la démocratie. Cet acte de censure pourrait apparaître risible s'il n’était pas révélateur de certains mouvements d’opinion qui agitent notre société en crise et qui tendent à remettre en cause des acquis aussi bien sociaux que politiques. »

Source :Libération.fr

Bande-annonce du film Les bureaux de Dieu de Claire Simon, avec Anne Alvaro, Nathalie Baye, Michel Boujenah

11 décembre 2008

Ociné, plus d'art et d'essai

Depuis deux ans, le développement de l'art et essai, c'est «  une volonté » de la part d'Ociné, commente Cathy Dewael, responsable des salles à Maubeuge et Saint-Omer. « On veut garder un cinéma de ce type, qui est un divertissement mais aussi le reflet de la société. » Ociné le fait également en lien avec des associations, comme pour la projection des Murs porteurs (voir bande-annonce ci-desssous) sur la maladie d'Alzheimer avec le comité local de coordination gérontologique (CLIC) le mois dernier ou fin janvier avec l'association AES et Johnny Mad Dog. «  Ce cinéma-là doit être un point de départ au débat », estime Bernard Coppey, lui aussi responsable d'Ociné.

Seul hic pour les cinéphiles, Ociné a du mal à se mettre à la version originale (VO). Un difficile passage plus lié au public, pas habitué, qu'à l'exploitant.

« Notre rôle, c'est d'emmener doucement les spectateurs vers la VO », indique Cathy Dewael. « On est une entreprise commerciale, c'est difficile de se dire qu'en VO on fera encore 20 % de fréquentation en moins », explique Bernard Coppey.

Le numérique, qu'Ociné adoptera l'an prochain, pourrait permettre de passer de la version française à l'originale plus aisément.

Source : lavoixdunord.fr

Bande annonce des Mur porteurs, film de Cyril Gelblat avec Miou Miou, Charles Berling, Giovanna Mezzogiorno, Shulamit Adar

 
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